Mercredi 16 décembre 2009
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L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé mercredi que le débat sur l'identité nationale n'avait
"pas de sens", appelant "carrément" à "l'arrêter".
"Ce débat n'a pas de sens" et c'est "un faux débat qui n'aurait pas dû être ouvert dans les circonstances que traverse notre pays", a-t-il lancé sur France-2. "Dans une période de crise, on a
autre chose à faire qu'à se diviser sur un sujet aussi important que celui-ci".
Nous savons tous que (ce débat) n'aurait pas dû être mené à ce moment-là et qu'il n'aurait pas dû être ouvert par celui qui l'a ouvert, c'est-à-dire le ministre de l'Identité et de
l'Immigration" Eric Besson, a ajouté Dominique de Villepin. "Je ne crois pas que ce débat puisse aboutir de la façon dont il a été posé".
Selon l'ancien chef du gouvernement, "ce débat ne peut pas être lié à l'immigration". Il "peut interpeller et interroger la nation, il ne doit pas dériver vers des stigmatisations, il ne doit
pas être nourri par la peur qui est très mauvaise conseillère dans ce domaine", a-t-il souligné.
Et de plaider: "Il faut carrément l'arrêter. Un mauvais débat ça ne se suspend pas, ça s'arrête".
Source: Associated Press
Par Vivre Ensemble
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Mercredi 16 décembre 2009
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Mardi 15 décembre 2009
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La secrétaire d’Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, Nadine Morano, a livré sa contribution au débat sur l’identité nationale. Hier soir, lors
d’un débat sur la question, elle a précisé ce qu’elle attendait du "jeune musulman" : qu’il ne parle pas verlan et qu’il ne porte pas sa casquette à l’envers.!!
Par Vivre Ensemble
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Samedi 5 décembre 2009
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Le président Sarkozy a démarré depuis quelques semaines sa campagne pour les régionales. Plusieurs offensives se dirigent vers le maillon faible de l'électorat de droite : le vote FN. Depuis les
affaires Jean sarkozy et Frédéric Mitterrand, la gravité de la crise économique et l'image "d'homme d'argent" dégagé par Nicolas Sarkozy, les électeurs de l'extrême-droite retournent à leurs
habitudes, à savoir voter FN ou ne pas voter. Suite aux différents sondages achetés par l'Elysée, et par les conseils de M. Giacometti, conseiller spécial de l'Elysée, la présidence a pris
conscience de ce risque politique. Or, Nicolas Sarkozy a besoin d'un succès politique pour relégitimer la deuxième partie de son mandat : il lui faut donc gagner quelques régions, à défaut de
battre la gauche. Il est essentiel donc d'éviter les triangulaires qu'un bon score du FN imposeraient et l'absention au second tour qui irait avec. C'est pourquoi Sarkozi lance plusieurs pistes de
réforme dans les domaines clés de l'identité, l'immigration et l'insécurité : * débat sur l'identité nationale * volonté de tripler le nombre de caméras de vidéosurveillance dans les lieux publics
* hausse des rapatriements à la frontières des immigrés * proposition de sanction des employeurs de sans-papiers * tolérance zéro, visite en banlieue Si l'on ajoute à cela les petites polémiques
sur le "devoir de réserve" des écrivains, sur le couvre-feu que certains envisagent, on se demande comment les électeurs d'extrême-droite pourraient ne pas comprendre le message et ne pas glisser
le bon bulletin dans l'urne. A moins que le personnage, sur ces sujets qui n'ont pas bouger d'un pouce depuis 3 ans, ne soit plus crédible ?
Mercredi 2 décembre 2009
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Nicolas Sarkozy devait prononcer, vendredi prochain, un discours sur l'identité nationale. Il vient de déclarer forfait. C'est François Fillon qui, une fois de
plus, devra s'y coller. Dur, après la votation suisse de dimanche!
Nicolas Sarkozy devait prononcer, vendredi 4 décembre prochain, le discours de clôture du colloque organisé par l’Institut Montaigne sur le thème « Qu’est-ce qu’être français ? »
L’intervention était prévue de longue date. Eric Besson avait même quasiment construit son débat sur l’identité nationale autour de ce qui devait en être le point d’orgue. D’ailleurs, le discours
de Sarkozy à l’Institut Montaigne était programmé à l’issue d’une table ronde intitulée : « Comment, concrètement, réhabiliter le sentiment d’appartenance à la communauté française ? » et
réunissant Louis Schweitzer, président de la Halde, Patrick Braouezec, député (PCF) de Seine-Saint-Denis et… Eric Besson.
Bref, même s’il y avait peu d’espoir que la question « Qu’est-ce qu’être français ? » trouve une réponse au cours de ce colloque (pour s’en convaincre, il suffit de se référer au programme
ci-dessous), cette journée devait être la journée d’Eric Besson. Une sorte de consécration. Nicolas et lui enfin réunis, regardant dans la même direction, main sur le cœur, drapeau tricolore
flottant au dessus d’eux… La photo promettait d’être belle.
Raté. Besson devra se contenter du regard las de Fillon. C’est en effet le Premier ministre qui prononcera, vendredi prochain, le discours de clôture du colloque à la place du président de la
République. C’est ce que Matignon a annoncé hier en fin de journée.