Le conseiller chargé du dossier des harkis débarqué pour avoir ciritiqué les promesses «passées aux oubliettes» de Sarkozy

Publié le par Vivre Ensemble







POLITIQUE - Egalement président du Conseil représentatif des harkis, il avait fait campagne pour le candidat de l'UMP en 2007...

«Les promesses de Nicolas Sarkozy sont passées aux oubliettes.» Lorsqu'il répond au journal Sud-Ouest vendredi dernier, Boussad Azni, le président du Conseil représentatif des harkis, également conseiller chargé du dossier auprès du secrétaire d'Etat Hubert Falco, n'y va pas par quatre chemins. «On a fait campagne pour Sarkozy dès le premier tour par rapport à des engagements très précis et aucun n'est tenu aujourd'hui. Que ce soit clair, je ne suis pas allé dans un cabinet ministériel pour trahir ma communauté», assène-t-il.

La réaction n'a pas traîné. Le lendemain, «je devais aller en mission à Dreux, mon chauffeur m'a téléphoné pour me dire qu'il ne me prenait plus (...) confie-t-il sur France-Info. Et le lundi, ma secrétaire m'appelle pour me dire qu'ils ont vidé mon bureau, qu'ils ont coupé le téléphone». Boussad Azni n'a pas besoin d'en savoir plus pour comprendre ce qui se passe: «« Même si personne ne m'a téléphoné ni écrit, pour moi c'est clair : je suis viré. Mon seul tort est d'avoir ouvert ma gueule malgré les mises en garde et les pressions. Je suis à peine surpris puisque ces pratiques se déroulent ainsi depuis des années avec les harkis», dit-il dans Sud-Ouest ce vendredi à qui l'entourage d'Hubert Falco confirme: «c'est une décision du ministre. Quand on travaille pour lui, on ne fait pas des annonces sans l'avoir consulté et sans son autorisation», confirme-t-on dans l'entourage

Déçu, Boussad Azni avertit Nicolas Sarkozy en prévision de la campagne de 2012: «les harkis, on peut les avoir une fois, on les aura pas deux fois»

E.J.

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