L’Europe de type fédéral est morte vive la France

Publié le par Vivre Ensemble


La défense du service public de la poste est un combat citoyen qui n'appartient ni à la gauche, ni à la droite, mais à tous les Français








Excellent article de Bertrand Le Gendre, dans un journal du soir « Avec le Mur disparaissait l’Europe de Jean Monnet » « Le dégel de 1989 a modifié la donne, La construction européenne suscite désormais moins des passions que des refus ».

L’auteur a raison, c’est la chute du mur de Berlin qui fit retrouver au Continent (même s’il n’en est pas un), son unité, pas le machin fédéral rêvé par « ce marchand de bon cognac, qui aurait du le rester (Général de Gaulle) » A six tout était possible, à quinze la chose devenait extrêmement difficile, à vingt sept l’union se rangeait dans le domaine de l’utopie.

En s’élargissant, l’U.E se répandait telles les pleureuses en annonçant les décès :
500 millions d’habitants, 4 millions de km2, 23 langues, des centaines d’us et de coutumes différents, plusieurs religions, des sectes à foison et même si l’UE n’a qu’un gouverneur pour sa banque centrale un seul Président pour sa commission, ancien Maoiste qui ne s’en est jamais remis, les pièces de cet immense puzzle ne pourront jamais plus être rassemblées.

Jean Monnet, chacun le sait, était l’agent des USA, seulement la Fédération des Etats-Unis d’Europe qu’il a tenté d’imposer, sans l’aval des peuples, ressemblait plus à l’Empire Ottoman, qu’à la Fédération des Etats-Unis d’Amérique.
Il est possible, l’auteur l’écrit, mais je ne l’ai jamais rencontré, qu’un certain engouement se soit formé pour cette Europe, avec ses deux directions opposées, l’une allant vers le fédéralisme, l’autre vers l’Europe des Patries. Depuis, le voile est tombé, l’UE, pour les peuples en général et le notre en particulier, n’est plus que des interdictions, des pénalités, le lait que nos producteurs ne peuvent plus vendre, la soumission à l’OTAN, c’est à dire à l’Amérique, l’entrée en force de la perfide Albion ultra libérale, qui s’est emparée de toute la bureaucratie Bruxelloise ce qui est un comble, c’est l’obligation de parler une autre langue, les députés français au Parlement européen ne reçoivent que des textes en Anglais (discours de Mélanchon devant les caméras de télévision) et ceux qui ne parlent pas cette langue, prennent des cours accélérés, c’est la fin de notre industrie, le pillage de nos trésors, c’est une monnaie qui n’est pas la notre, qui nous dessert, qui fait augmenter les prix, qui gène l’exportation de nos productions. C’est la fin programmée de notre protection sociale, c’est la mise au rencard de la Bourse de Paris, l’arrivée de normes anglo-saxonnes, que cela soit pour le droit, la comptabilité ou pour d’autres domaines. L’Europe c’est la vie chère, la suppression des emplois, les délocalisation, c’est le plombier Polonais et en filigrane, la perte de notre siège de membre « permanent » au conseil de sécurité, c’est NOTRE France jetée dans les oubliettes de l’histoire.

Jean Monnet, dit l’auteur, le Général l’avait surnommé l’inspirateur, l’homme de l’ombre celui qui tirait les ficelles en coulisses sans jamais avoir de comptes à rendre au suffrage universel, celui qui voulait que les souverainetés se fondent dans un directoire commun. Jean Monnet s’est trompé avec son Europe supranationale, heureusement que le Général a donné, dés 1958, une autre vision, celle de l’Europe des Etats souverains, qui empêcha celle de J.Monnet de se concrétiser. Les deux approches furent ensuite détruites par les traités et par les élargissements. Le destin de toute bulle étant d’éclater, c’est l’avenir réservé à tout batracien sauteur qui veut se faire aussi gros que le boeuf.

La chute du mur, l’URSS et ses dangers disparus, la Russie et les Etats-Unis se détachèrent de l’Europe pour regarder ailleurs, vers l’Asie et plus spécialement vers la Chine, ayant compris tous les deux, que l’empire du Milieu allait devenir la Première puissance industrielle, puis économique et enfin financière mondiale.

Nos Politiques englués dans leur politique spectacle ont tellement bien fait, que le bureaucrate a pris la direction des affaires, l’auteur écrit, «  la gestion sur l’inspiration » le ver s’est installé dans le fruit, la concurrence déloyale entre les salariés du Continent, le dumping fiscal, et les délocalisations firent le reste , l’Europe de Jean Monnet est devenue l’horreur absolue, entraînant les deux conceptions de l’Europe : la fédérale et celle des Patries dans les oubliettes de l’Histoire, tel le Saint empire, telle l’Union latine, l’empire carolingien a disparu depuis treize siècles, jamais il ne reviendra.

Les ruades de la bête malade vont continuer quelques temps encore, mais la fin est prochaine et nous avons, dés à présent, à préparer l’avenir de nos enfants. Le Mur et la bêtise des européistes ont tué l’Europe, bien, alors Vive la France.

Henri Fouquereau

Commenter cet article