Dominique de Villepin en déplacement à Pont-Sainte-Maxence sur le thème de la sécurité

Publié le par Agir Ensemble

 



  
Toujours déterminé à se présenter à l’élection présidentielle, Dominique de Villepin etait, ce vendredi, à Pont-Sainte-Maxence (Oise), pour une visite axée sur le thème de la sécurité.

Il a été reçu à 9 heures par le premier adjoint socialiste de la commune, Bernard Flamant, et par le conseiller d’opposition, Philippe Hervieux, qui soutient sa candidature à la présidentielle. Dominique de Villepin s’est ensuite rendu à la gendarmerie.

« Il faut aborder la sécurité avec pragmatisme, sans idéologie, a insisté l’ancien Premier ministre. Il faut être soucieux de travailler sur du long terme ».

Il a aussi souligné qu’il n’était « pas question » qu’il retire sa candidature : « La France a besoin d’idées neuves ».

Source: Le Courrier Picard

Villepin en visite à Pont-Ste-Maxence

C’est sur la sécurité que Dominique de Villepin a axé sa venue hier dans l’Oise. L’ancien Premier ministre est toujours déterminé à mener sa candidature jusqu’au bout.

«On ne m’entend pas car l’attention se focalise sur un ou deux candidats.» Au lendemain du premier meeting de campagne du candidat Sarkozy, et du 20heures de TF1 de François Hollande, sa visite hier à Pont-Sainte-Maxence n’était pas de nature à faire changer d’avis Dominique de Villepin. Une poignée de militants, quelques journalistes: pas de quoi rendre une visibilité à l’ancien Premier ministre, scotché à 2% des intentions de vote dans les sondages.

Mais si Hervé Morin (Nouveau centre) et Christine Boutin (Parti chrétien-démocrate) ont choisi cette semaine de se rallier au président sortant, De Villepin se refuse à les imiter: «Il n’est pas question que je me retire», assure-t-il. Le sondage du jour du figaro.fr, où 75% des votants lui demandent de céder devant Sarkozy? «C’est qui? Le Figaro? Vous avez votre réponse», répond-il avec le sourire.

Quant aux 500 parrainages de maires, nécessaires pour se présenter, il affirme que «les choses avancent. Une équipe est dédiée à cette question.» S’il ne s’est pas officiellement engagé aux côtés de Marine Le Pen (FN), Christine Boutin (PCD) et Corinne Lepage (Cap21), qui demandent au Conseil constitutionnel l’anonymat des maires signataires, il soutient cette idée. «Il est normal que les maires puissent s’engager, afin que tous ceux qui ont des choses à dire puissent s’exprimer. Il y a un besoin d’idées neuves. »

Sur le fond, cette visite lui a permis d’exprimer sa vision de la sécurité: «Il faut prendre en compte les nouvelles formes de trafic, les violences intra-familiales, les violences conjugales, et tirer les leçons de l’expérience, des choses qui marchent et de celles qui marchent moins bien.» En clair, «faire preuve de beaucoup de pragmatisme dans ce domaine, et être soucieux de travail à long terme.» Suivez son regard…

Source: David Blanchard (Le Courrier Picard)

Villepin, candidat en campagne dans l’Oise sur la sécurité

«Ça commence mal! » lance un caméraman. Il est 9 heures, hier, et déjà les gardes du corps de Dominique de Villepin bloquent les portes d’entrée de la mairie de Pont-Sainte-Maxence (Oise). Quelques minutes plus tôt, l’ex-Premier ministre et candidat à la présidentielle est arrivé, à pied, la mèche au vent, sur le parvis de l’hôtel de ville. Un Dominique de Villepin, plus que jamais en campagne, venu battre le pavé oisien pour parler « sécurité ». Suivi par un cortège de journalistes, de cameramen et d’une poignée de militants débarqués de Paris par car, le candidat affiche un large sourire et serre des mains à tour de bras.

A ses côtés, Philippe Hervieu, conseiller municipal et soutien du candidat, lui a concocté un programme réglé comme du papier à musique. Pas le temps de traîner. Après un saut à la mairie, tout le monde file en car vers la gendarmerie. Là, comme plus tard à la caserne des pompiers de Pont-Sainte-Maxence, les journalistes et militants sont priés de rester à l’extérieur sous le crachin. Anne-Sophie ouvre son parapluie. Cette fervente de Dominique de Villepin ne rate pas un déplacement du candidat. « Je crois que c’est vraiment l’homme de la situation, celui qui peut incarner une voie médiane entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. »

Et si Dominique de Villepin est peu bavard sur ses rencontres à huis clos avec les forces de sécurité, il assène par contre à l’envi : « Si je suis candidat, c’est pour ne pas laisser le débat politique confisqué par les deux grands partis. » Questionné au détour d’une rue sur le peu d’intentions de vote dont il est crédité, Villepin ne s’émeut pas : « La France a besoin de gens qui se battent avec conviction et énergie, j’irai jusqu’au bout avec les moyens qui sont les miens », lance-t-il, solennel.

Il est 11 heures passées, sur le marché. Léontine, 80 ans, interpelle le candidat : « Il faut que vous agissiez pour les gens qui vivent dans la misère et qui n’ont plus rien. » Le candidat écoute, compatit, poursuit sa tournée des étals, avant d’être interpellé à nouveau. Cette fois, c’est un ex-Conti : « Comment survivre si toutes nos usines ferment les unes après les autres? »

L’heure tourne, direction Verneuil-en-Halatte et un crochet express par les locaux de la police municipale. L’occasion de recentrer son propos sur la sécurité : « Ce n’est pas en multipliant de nouvelles lois à chaque fait divers qu’on fait une politique de sécurité, il faut être pragmatique », assure-t-il, évoquant la quantité des sanctions et peines de prison qui ne sont pas actuellement effectuées.

Plus tard, attablé dans un restaurant avec une quinzaine de maires de l’Oise, il défend l’idée d’un renforcement national d’une police territoriale « qui travaillerait en lien fort avec les élus locaux ». Applaudissements. Un garde du corps regarde sa montre. 14 heures. Il est temps de partir.

Source: Manuel Vicuna (Le Parisien)

 

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