Dominique de Villepin est l’invité de « On n’est pas couché » sur France 2

Publié le par Agir Ensemble

On n’est pas couché : ça chauffe entre de Villepin et Polony

Hier soir, Laurent Ruquier recevait Dominique de Villepin sur le plateau d’On n’est pas couché. Le candidat à la présidentielle a répondu aux questions de l’animateur mais surtout à celles d’Audrey Pulvar et Natacha Polony. Et l’ambiance a été plutôt tendue avec la chroniqueuse, qui a « cherché » l’ancien Premier ministre sur les banlieues. Dominique de Villepin assurait en effet aller régulièrement voir les jeunes des quartiers difficiles.

« Ces jeunes que vous rencontrez, au lieu de leur parler du conflit israélo-palestinien, ce serait bien de leur parler justement d’intégration, de leur parler de ce devoir dont vous faites le titre de votre livre », a lancé la polémiste d’On n’est pas couché. « Mais rassure-vous madame Polony, je ne vous ai pas attendue pour le faire (…) Mais faites votre métier », a répondu de Villepin, visiblement irrité par la remarque de la journaliste. « La petite phrase qui est reprise, c’est évidemment la petite phrase qui fait scandale ».

Puis l’ambiance a continué à chauffer un peu, notamment lorsque la question du traitement du sujet des banlieues par Le Figaro, où Natacha Polony travaille en plus de sa participation à On n’est pas couché.

Source: François Léger (Reviewer.fr)

Villepin chez Ruquier : « Mais enfin, à quoi rêvez-vous la nuit ? »

Invité de Laurent Ruquier samedi soir sur France 2 («On n’est pas couché »), Dominique de Villepin –qui s’est dit persuadé qu’il finira par avoir les 500 signatures nécessaires à sa candidature à l’Elysée, mais sait parfaitement, il l’a laissé entendre, qu’il ne sera pas présent au second tour- a eu droit, ce sont les règlements de France Télévisions, à 20 minutes d’antenne. Interrogé sur le point de savoir s’il prendrait position ou non en cas de second tour opposant François Hollande à Nicolas Sarkozy, il a répondu que oui, il espérait pouvoir prendre position. Mais, a-t-il dit, à deux conditions: que le débat présidentiel ait été à la hauteur des enjeux (ce n’est pas le cas aujourd’hui avec le « dialogue de sourds » Sarkozy-Hollande) et qu’un candidat, à l’heure de la crise dramatique très grave que traverse le pays, propose, au-delà de la gauche et de la droite, un véritable « rassemblement ». En clair : un gouvernement d’union nationale.

Le rassemblement s’imposera au prochain élu, « quel qu’il soit »

Comme on lui demandait pourquoi en 2002, à l’issue du second tour qui a opposé Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen, son ami Chirac n’avait pas pris une telle initiative de rassemblement, l’ancien Premier ministre a répondu qu’il l’avait à l’époque suggérée, que certains ténors de gauche pressentis (il n’a pas cité de noms) n’avaient finalement pas donné suite et, surtout, que le contexte économique et social –moins dramatique qu’aujourd’hui- ne rendait pas irrésistiblement nécessaire à ce moment-là aux yeux de tous ce rassemblement des bonnes volontés des deux camps. Façon de dire que, demain, le nouveau président (« quel qu’il soit », a insisté Villepin) n’échappera pas à cela, compte tenu des mesures que la France va devoir prendre. Et Le candidat Villepin d’affirmer qu’il ne se passera pas comme en 1981, à l’époque de François Mitterrand, deux ans avant que le retour à la rigueur (le fameux retour aux « réalités » de 1983) s’avère indispensable. Cette fois, a prédit Villepin, si ce choix du rassemblement n’est pas fait d’emblée, il ne faudra pas beaucoup de temps pour que le rassemblement national s’impose vite et catégoriquement à tous.

« En 1981, cela a été la victoire du sens sur la platitude »

Pour le reste, cela en devient amusant à vérifier d’une semaine sur l’autre, l’ambiance a été ce qu’elle est désormais, en cette période de campagne présidentielle, sur le plateau de Laurent Ruquier chaque samedi soir : gentiment « à gauche toute ». La majorité des invités ne déroge pas au « politiquement correct » local. Sans compter que lorsque la chevènementiste de droite Natacha Polony (« Je ne fais pas partie du service politique », dit-elle quand il est question du Figaro) ou la socialiste de gauche Audrey Pulvar prennent la parole, c’est sur une mode souvent inquisitorial. Ainsi Villepin s’est vu féliciter pour son historique discours de l’Onu ou pour avoir écrit qu’en 1981 la victoire de Mitterrand sur Giscard avait été « celle du sens sur la platitude » mais, pour le reste, il a appris qu’il acceptait « l’Europe telle qu’elle est », qu’il ne défendait pas la laïcité, qu’il méconnaissait la banlieue, qu’il avait une tête d’ «aristo », que s’il avait vécu autrefois au Vénézuela, ce n’était sûrement pas dans des… « logements sociaux » , qu’il avait une vision étriquée du gaullisme et une très haute idée de lui-même (dernier point difficilement discutable). On en même arrivé à un échange…superbe quand Villepin, exaspéré de se voir sans arrêt renvoyer à l’actuel président de la République, a reproché à la journaliste Natacha Polony, qui continuait à lui faire la leçon, d’être « obsédée » par Sarkozy : « Mais à quoi rêvez-vous la nuit ? ». Eclat de rire général.

Villepin attend impatiemment le « match de boxe »

L’ancien Premier ministre espère « un électro-choc » , se réjouit de retrouver (au fil des jours, dit-il) une partie de ses « idées » dans les discours de Sarkozy, de Hollande et de Bayrou, et décrit sa candidature comme une « candidature de devoir ». La situation présente, visiblement, le consterne mais il veut se convaincre e que tous les Français, comme lui, y verront plus clair lorsque les deux finalistes se retrouveront « l’un en face de l’autre, comme dans un match de boxe ». « Cela changera tout, prédit même Villepin. CQFD.

Source: Dominique de Montvalon (France Soir)

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olani 27/02/2012 11:32

J’ai lu un article sur où Françoise Merle Chenoz (Responsable départementale de République Solidaire-13) parle de Dominique de Villepin !
Elle montre son engouement pour le candidat.
Si vous voulez visionner le reportage : http://www.newsofmarseille.com/sarkozyde-villepin-le-dernier-combat/