Dominique de Villepin : « j’irai jusqu’au bout »

Publié le par Agir Ensemble

Dominique de Villepin a confirmé jeudi sur France 2, à l’émission les « 4 V » qu’il irait « jusqu’au bout » dans sa campagne présidentielle, alors que plusieurs candidats -Hervé Morin, Christine Boutin, Jean-Pierre Chevènement- ont annoncé leur retrait de la course à l’Elysée.

 

 

 

 

Dominique de Villepin a affirmé jeudi matin sur France 2 qu’il « irait jusqu’au bout » dans sa campagne présidentielle et qu’il n’était donc pas question qu’il retire sa « candidature de devoir ».


L’ancien premier ministre de Jacques Chirac s’est montré particulièrement critique à l’encontre de Nicolas Sarkozy dont il a critiqué l’entrée en campagne et la volonté d’utiliser le référendum.

« Dommage que le président n’ait pas eu plus d’idées que d’aller sur le plateau de TF1″ pour annoncer sa candidature précisant « c’est symbolique » le lieu où le candidat se présente ».

Le patron de « République solidaire » a aussi condamné l’idée de référendums défendus par Nicolas Sarkozy. qui veut par ce moyen « faire faire le sale boulot, celui que le président ne veut pas faire » contre les allocations chômage ou les étrangers.

Dominique de Villepin a défendu, en revanche, l’idée de « consulter les Français » via un référendum institutionnel pour un gouvernement de 10 ministres et une France composée de 8 grandes régions.

Source: France Télévisions

Villepin: Sarkozy, « parti du mauvais pied »

Dominique de Villepin, candidat de République solidaire à l’Élysée, a estimé aujourd’hui que Nicolas Sarkozy était « parti du mauvais pied » estimant qu’il y avait « quelque chose de résigné » dans sa déclaration de candidature.

Hier soir sur TF1, « ce que nous avons vu, c’est un président qui se résigne à rester à son poste. Pourquoi? Parce que le bateau coule? C’est pas ça qu’on attend d’un capitaine », a déclaré Dominique de Villepin sur France 2.

« On attend d’un capitaine qu’il mobilise les Français, qu’il mobilise son équipage, qu’il soit capable de défendre une vision, qu’il soit capable de fixer un cap. Je n’ai pas vu cette énergie-là », a-t-il ajouté.

« Il reste évidemment le temps de la campagne, nous verrons avec quelle équipe il entend travailler, avec quels hommes, quelles femmes et surtout nous verrons quel souffle, quelle est la capacité qu’il a à réinventer la politique », a poursuivi l’ancien premier ministre. « Il y avait quelque chose de résigné », dans la déclaration du chef de l’Etat. « Il est parti du mauvais pied, disons la vérité », a asséné le rival de toujours de Nicolas Sarkozy.

Source: Agence France Presse

Qu’est-ce qui fait tenir Villepin?

Il ne sera pas, après Boutin et bientôt Morin, le troisième à se « laisser attraper » par Nicolas Sarkozy et à jeter l’éponge. Dans l’indifférence quasi générale et malgré de très maigres intentions de vote (1% dans notre dernier sondage BVA), Dominique de Villepin continue à faire campagne. Il était hier à Nantes (Loire-Atlantique), invité par les élèves d’une école de commerce. Son arrivée en ville produit toujours son effet, on reconnaît l’ancien Premier ministre, on joue des coudes pour une photo à ses côtés. Les étudiants diffusent invariablement, en guise d’introduction, le discours de l’ONU du 14 février 2003 et l’écoutent religieusement parler géopolitique.

D’autres fois, il prend des trains tôt le matin pour des lieux improbables, à la rencontre d’une France qui réussit malgré la crise. Il dit aimer cette campagne « au zinc le matin », aimer se frotter à cette « dure et froide réalité », loin des « villages Potemkine » traversés par son rival Nicolas Sarkozy. « C »est fort, violent et terriblement instructif, confie-t-il. J’apprends beaucoup sur le plan humain. » Il trouve les Français « absents », « beaucoup trop accablés par leurs propres problèmes pour s’intéresser » à la campagne présidentielle.

Toujours pas « négociable »

Il arrive pourtant, au contact de cette « réalité », qu’il laisse transparaître un soupçon de désarroi. « Pourquoi est-ce que je fais de la politique? s’est-il ainsi exclamé, récemment, devant des responsables associatifs d’Argenteuil (Val-d’Oise). J’ai tout ce que je veux et je m’emmerde matin, midi et soir, tout ça pour prendre des coups et faire 1% dans les sondages! » La réponse se trouve, assure-t-il, dans son « esprit d’indépendance » et dans ce lien singulier avec son « vieux pays » : « Mon tête-à-tête à moi, c’est avec la France. Tout le monde ne se résigne pas à ce que la France soit un petit pays. » « On risque notre place dans le monde : je ne pourrais pas vivre avec le sentiment d’avoir baissé les bras, poursuit-il. J’ai une petite part de responsabilité, que je dois assumer jusqu’au bout. C’est à la fois très modeste et très ambitieux. »

Que son combat ne suscite pas l’adhésion des foules ne l’affecte pas : « Les gens que j’aime sont des gens qui n’ont pas mesuré leur combat à l’aune de leur popularité. Arthur Rimbaud n’aurait pas écrit une ligne s’il avait attendu le succès! » « Je fais ce que je crois et ce que je dois, assène-t-il encore. Je ne suis pas négociable. » Il existe deux façons, à ses yeux, de faire de la politique : celle qui, « devant la machine à sous, attend que tombe le paquet de pièces », et celle qui a « un rôle d’éveil des consciences ». « Moi, je ne cherche pas le jackpot, sourit-il. Quand on le touche, c’est d’ailleurs un plaisir vain. Demandez à Nicolas Sarkozy… »

Source: Nathalie Segaunes (Le Parisien)

Présidentielle : Mais qu’est-ce qui fait rouler Villepin ?

Le candidat de République solidaire, poil à gratter de l’UMP, doit-il continuer à faire campagne ? Il est vrai qu’après l’abandon de la candidate Christine Boutin puis du centriste Hervé Morin, on pourrait imaginer que d’autres candidats jettent l’éponge à leur tour. Crédité d’à peine 1 % des intentions de vote dans les sondages (BVA pour Le Parisien, Harris interactive pour VSD), à la traîne pour mettre la main sur les 500 signatures d’élus obligatoires pour se présenter, l’ex-Premier ministre s’obstine pourtant. Décidément, Dominique de Villepin ne semble pas prêt à lâcher l’affaire.

« Candidature de devoir »

Interviewé ce jeudi matin sur France 2, celui qui a été élu « candidat le plus sexy » par un sondage récent a réaffirmé sa volonté d’aller « jusqu’au bout ». « C’est une candidature de devoir », a-t-il encore ajouté. Pour s’assurer d’obtenir les 500 signatures nécessaires pour se présenter, il d’ailleurs lancé mercredi une application pour iPhone et Android, qui permet à ses militants de faire signer une pétition pour inciter les élus à l’adouber.

Mais qu’est-ce qui peut bien pousser Dominique de Villepin à s’entêter de la sorte ? À sa place, d’autres auraient jeté l’éponge et rallié le candidat naturel de la droite. Sauf que peu de personnalités politiques se détestent autant que ces deux-là. Le procès Clearstream, qui a vu Nicolas Sarkozy traîner Dominique de Villepin devant les tribunaux, a été le point de rupture entre les deux. Sarkozy avait d’ailleurs à l’époque juré « de le pendre à un croc de boucher ». Malgré les rumeurs de rapprochement entre les deux hommes, l’ancien Premier ministre, relaxé depuis, semble donc bien décidé à mettre des bâtons dans les roues de Sarkozy, coûte que coûte.

Source: Thomas Morel (France Soir)

bsp;( France 2, 16/02/2012)

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