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Dominique de Villepin sur Europe 1 : République Solidaire, "un parti au-dessus des partis" vendredi 25 février 2011 : Télévision - Radio

Publié le par Agir Ensemble

 

Invité ce matin d'Europe 1, Dominique de Villepin a évoqué son entretien d'une heure trente survenu hier avec Nicolas Sarkozy. "Nous avons parlé de la situation du G20 et du monde arabe ", a-t-il rapporté.

"Nous sommes devant un mouvement non violent des peuples arabes, qui se fait au nom de la dignité. Nous devons saluer cette bonne nouvelle (...) et accompagner ces états en transition", avec l'Union européenne, a-t-il expliqué. C'est un mouvement qui va modifier les équilibres du monde".

"Le fait de se parler, cela veut dire qu’il y a un dialogue possible (…) qu’il y a quelque de chose de plus grand que Nicolas Sarkozy et moi-même qui est l’intérêt supérieur de la Nation".

Invité vendredi sur Europe 1, l’ancien Premier ministre et président de République Solidaire Dominique de Villepin est revenu sur sa rencontre, jeudi, à l’Elysée avec le chef de l’Etat dans le cadre des consultations sur le G20. Une rencontre extrêmement attendue et médiatisée puisque les deux frères ennemis de la droite ne s’étaient pas serrés la main depuis avril 2008.

"J’ai retrouvé Nicolas Sarkozy tel qu’en lui-même"

"J’ai retrouvé Nicolas Sarkozy tel qu’en lui-même l’éternité le change", a confié l'ex-chef de gouvernement, à la fois énigmatique et emphatique.

A écouter l’ancien Premier ministre, les deux rivaux n’auraient pas échangé sur leurs différends et sur les sujets qui fâchent mais sur "la situation dans le monde, le G8 et le G20".

Lors de cet entretien, l'ex-Premier ministre a donné des "messages" à Nicolas Sarkozy sur le rôle de la France dans les révolutions arabes. Il faut "créer le mouvement et la prise de conscience" dans la crise des mondes arabes. "Il est essentiel d'être aux côtés de ceux qui font ces révolutions", aurait dit en substance Dominique de Villepin au président. Un message auquel le chef de l’Etat aurait été "attentif".

Dominique de Villepin a malgré tout pris soin de laisser la porte ouverte à une candidature en 2012. L’ancien Premier ministre, qui vient de rendre sa carte d’adhérent à l’UMP, a rappelé, une nouvelle fois, sa détermination, "à proposer une alternative aux Français".

Au sujet de son mouvement République solidaire, lancé en juin dernier, Dominique de Villepin l’a décrit comme un parti "au-dessus des partis", reprenant une célèbre expression du général de Gaulle.

 

Dominique de Villepin : « Fiers de ce qui se passe dans le monde arabe »

Invité jeudi soir du JT de France 2 présenté par Marie Drucker, Dominique de Villepin a ébauché un programme pour 2012.

"Je ne me satisfais pas d'un débat droite-gauche sur des frontières idéologiques qui ne changeront rien à la situation de notre pays. Je crois qu'il faut des propositions qui vont jusqu'à une refondation politique, une refondation économique et sociale", a déclaré le Président de République Solidaire.

Dominique de Villepin propose ainsi un "revenu citoyen de 850 euros" pour ceux qui vivent au seuil de pauvreté, "de nouveaux services publics en France: service public du logement, service public bancaire" ou encore "une co-gestion à la française" avec une présence accrue des salariés dans les conseils d'administration des entreprises.

Les principaux points de l'intervention de Dominique de Villepin

Sur la rencontre de jeudi matin avec Nicolas Sarkozy

"Depuis (le procès Clearstream), j'ai pour ma part tourné la page et je n'ai aucun ressentiment vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Donc nous n'étions par réunis pour nous regarder dans le blanc des yeux. Nous étions là pour parler des moyens de donner ou de redonner une voix forte à la France et une action forte de la France dans le monde, et pour prendre en compte, je l'espère, mieux la souffrance des Français à un moment où le monde change."

Sur les propositions de Dominique de Villepin en matière de diplomatie

"D'abord, une diplomatie fidèle à ses principes et à ses convictions. Nous avons une chance formidable, nous Français. Nous avons des principes qui aujourd'hui sont victorieux dans le monde arabe: principes de paix, de liberté, de justice, principe d'indépendance. Aujourd'hui, le monde arabe se lève. Il veut accéder à la liberté et à la dignité et il le fait de façon non violente. Donc nous devons les encourager et nous devons être fiers de ce qui se passe là-bas.

Nous devons évidemment nous doter des outils et prendre les initiatives, parce que c'est ça, la France ! La France, c'est le pays dans le monde qui doit toujours prendre le risque de faire avancer les choses. Donc j'ai parlé avec le Président de la République et ma conviction, c'est qu'aujourd'hui, nous avons besoin d'une réunion exceptionnelle des chefs d'Etat et de gouvernement dans le cadre européen: un sommet extraordinaire européen sur la situation en Lybie et dans le monde arabe. Et de la même façon, nous avons besoin d'une réunion du Conseil de Sécurité au niveau ministériel. Ce sont les propositions que je lui ai faites.

Tout ça pour quoi? Pour que nous ayons des outils pour aider les Etats qui sont en transition démocratique et pour adresser un message très fort au monde arabe. Nous avons vu tout à l'heure les images du Colonel Kadhafi. Comment expliquer le revirement entre le discours d'hier et celui d'aujourd'hui? Le Colonel Kadhafi est un homme qui aujourd'hui a peur. Il a peur de la communauté internationale, comme il a eu peur en 1986 des bombardements américains. Il faut lui adresser un message extrêmement clair sur le prix qu'il va payer et qu'il sache que tout usage de ses avions, tout usage de la force contre son peuple, eh bien cela a un prix. Et à travers lui, c'est un message que nous adressons à tous les dirigeants arabes qui seraient tentés de prendre le même chemin."

Sur la déclaration de Dominique de Villepin à la sortie de l'Elysée

"Vous me connaissez suffisamment, Marie Drucker, pour savoir que je ne retourne jamais ma veste. Je suis un homme de convictions et je suis convaincu que nous vivons des circonstances exceptionnelles. Ce qui se passe dans le monde arabe, eh bien, affecte l'ensemble du monde. Et nous voyons bien, la mondialisation fait que rien ne sera comme avant. Et c'est pour cela que j'ai eu à coeur de dire au Président de la République dans ces circonstances que nous avions besoin d'un Etat fort, d'un Etat respecté. (...)"

Nous n'étions pas là pour discuter de politique partisane et si j'ai rendu ma carte de l'UMP, c'est bien parce que je veux être indépendant et être capable de faire des propositions. Et j'imagine que si le Président de la République a demandé à m'entendre, c'est qu'il connaît ma liberté, ma liberté de ton, ma liberté de proposition. Et c'est dans cet esprit que je veux aborder la période qui s'ouvre, avec des propositions fortes pour le Français et le souci de faire avancer les choses, parce que nous ne pouvons pas jouer avec la souffrance et avec l'inquiétude des Français."

Sur la candidature présidentielle de Dominique de Villepin

"D'abord définir un projet: c'est ce que je vais faire dans quelques semaines, autour d'idées fortes. Je ne me satisfais pas d'un débat droite-gauche sur des frontières idéologiques qui ne changeront rien à la situation de notre pays. (...)

Il y a un temps pour l'élection présidentielle. Les Français ne sont pas dans le temps de l'élection présidentielle et les photographies que l'on voit de l'opinion ne font que traduire une angoisse, une colère, un mécontentement."

Sur les propositions de Dominique de Villepin

"Ce que je peux vous dire, c'est que je crois qu'il faut des propositions qui vont jusqu'à une refondation politique, une refondation économique et sociale. Je prends juste deux, trois exemples.

Je suis pour que l'on propose aux Français un revenu citoyen, qui sera proposé à tous ceux qui vivent dans la difficulté, au seuil de pauvreté, un revenu de 850 euros qui permettra justement, de façon dégressive, de garantir la dignité des Français.

De la même façon, je pense qu'il faut de nouveaux services publics en France: service public du logement, service public bancaire. (...) Une nouvelle répartition: en dehors du Tout-Etat et du Tout-Marché, il y a une voie.

Je pense qu'il faut également une co-gestion à la française. Il faut une représentation des salariés. Pourquoi pas avoir un tiers des salariés dans les conseils d'administration dans notre pays? Donc vous voyez qu'on peut faire des propositions fortes qui font bouger les choses."


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2012 : Villepin pas candidat mais…

"Il y a un temps pour la présidentielle", a estimé Dominique de Villepin, invité jeudi au 20 Heures de France 2. Si l’ex-ministre des Affaires étrangères, qui a rendu sa carte de l’UMP, n'a pas annoncé sa candidature à la présidentielle de 2012, il ne s’est pas privé pour autant de distiller quelques idées.

Le fondateur de République solidaire a souhaité dessiner les grandes lignes d’un "projet", qui sera fait "autour d’idées fortes". "Il faut des propositions qui vont jusqu’à la refondation politique, économique et sociale", a-t-il lancé, fidèle à sa rhétorique grandiloquente. Villepin veut "de nouveaux services publics"

Parmi les pistes évoquées, "un revenu citoyen de 850 euros", ou encore "de nouveaux services publics". Alors que Nicolas Sarkozy a fait appliquer le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux, Dominique de Villepin veut créer un "service public bancaire", et de même pour le "logement".

Très médiatisé en ce moment, audible sur la crise libyenne, Dominique de Villepin pose les jalons de sa probable course à la présidentielle. Preuve de sa présence sur le devant de la scène, les nombreux commentaires suscités par son entrevue avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée jeudi matin.

 


 

 

 

 

 

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