France : L’immigration a rapporté 12,4 milliards d’euros à l’Etat en 2009 !

Publié le par Agir Ensemble

La France compte 6,7 millions d’immigrés soit 11% de sa population selon l'Institut national français des études démographiques (INED). Ces immigrés constituent une charge pour l’Etat français, mais et surtout, une source de revenu. En effet, d’après une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Lille pour le compte du ministère des Affaires sociales sur les coûts de l’immigration pour l’économie nationale, les immigrés rapporteraient à l’Etat, 12,4 milliards d’euros par an.

Diversifier la population fait gagner des milliards.

Dans sa dernière étude, l’INED a indiqué l’immigration a baissé en France depuis les années 1970. Ceci dit, il serait utopique de penser que la France pourrait se passer de l’immigration, comme l’a reconnu dans le passé, François Héran, ancien directeur (1999-2009) de l’INED. Naturellement, la France bénéficie financièrement de la présence des migrants sur son territoire. Un groupe de chercheurs dirigés par le Pr Xavier Chojnicki, chercheur au Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII), a mis en évidence, les apports financiers importants des immigrés pour la France. 

Les conclusions de leurs travaux sur 3 ans d’études, remis en 2009, ont été publiées en novembre dans la revue « Regards croisés en économie ». Après avoir analysé des chiffres officiels, les chercheurs en ont conclu que l’Etat a versé en 2009, 47,9 milliards d’euros aux immigrés. Cette manne était répartie comme suit : retraites (16,3 milliards d’euros), aides au logement (2,5 milliards), revenu minimum d'insertion (1,7 milliard), allocations chômage, (5 milliards), allocations familiales (6,7 milliards), prestations de santé (11,5 milliards), éducation (environ 4,2 milliards).

Si l'on compare cependant les dépenses de l'Etat avec les charges payées par les immigrés à ce même Etat, en la même année 2009, la balance s'inverse. 3,4 million d'euros d'impôt sur le revenu, 3,3 milliards d'euros d'impôt sur le patrimoine, 18,4 milliards d'euros d'impôts et taxes à la consommation, 2,6 milliards d'euros d'impôts locaux et autres... A cela s'ajoutent la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et la contribution sociale généralisée (CSG), d'un montant de 6,2 milliards d'euros ; et enfin les cotisations sociales à 26,4 milliards d’euros. Au total, dans leur ensemble, les immigrés ont versé dans les caisses de l’Etat, 60,3 milliards d’euros, soit 12,4 milliards d'euros de plus que l'Etat a dépensé pour eux. Un constat qui devrait mettre à mal

Pour Xavier Chojnicki, ces résultats sont justifiés surtout par la structure de la population immigrée, majoritairement jeune. « Comme ils sont peu qualifiés, les immigrés sont très souvent au chômage. Mais ils dépensent aussi beaucoup et sont très entreprenants. Les pensions que nous versons aux retraités sont plus que compensées par la consommation et les cotisations sociales que paient les plus jeunes, parmi lesquels on trouve des gens très dynamiques », explique le professeur.

A côté de ces bénéfices financiers que l'Etat tire des immigrés, les chercheurs de l’Université de Lille ont relevé l’importance socio-économique des immigrés pour la société française. Ils sont représentés dans de nombreux emplois dont beaucoup de Français ne veulent pas, comme le nettoyage. Le confort relatif dans lequel vit la France se base ainsi en partie sur cette frange de la population, pourtant présentée comme étant à la charge de l'Etat.

A la lumière de cette étude, on peut estimer que des personnes telles que l'ancien ministre de l'Immigration, Eric Besson, et la démographe Michèle Tribalat, défenseurs d'un débat sur les méfaits économiques de l'immigration il y a encore quelques mois, auraient bien fait de mieux réviser leur copie.


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Publié dans Etablir l’égalité

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Delebarre 07/12/2010 20:42


Je suis assez septique sur ces données, car, comment arrivent'ils à connaitre , le nombre d'émigrés, ceux qui travaillent, ceux qui sont au chômage, ceux qui sont au RMI, puisqu'il est interdit de
consulter les listings .