L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé jeudi qu’un ministre doit « prendre en compte sa conscience »

Publié le par Agir Ensemble

 

L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé jeudi qu’un ministre doit « prendre en compte sa conscience », à propos de la consigne de silence rappelée mercredi aux ministres par Nicolas Sarkozy après la cacophonie à droite sur le FN.

« Je comprends la question que se pose l’UMP qui est de ne pas froisser un certain nombre d’électeurs qui sont susceptibles d’être importants pour l’avenir. Mais sur les principes, je crois qu’il ne faut pas transiger et l’on ne transige pas avec le FN », a expliqué le président de République solidaire sur RFI.

« Et, c’est là que je mettrais un bémol à la déclaration de Nicolas Sarkozy a ses ministres », a-t-il ajouté.

« Un ministre, il a, quoi qu’on veuille, une conscience. Il doit prendre en compte cette conscience. Devant la menace que représente pour nos valeurs le FN, on ne transige pas », a-t-il fait valoir en rappelant son appel à un vote républicain contre le FN.

Nicolas Sarkozy a profité mercredi du Conseil des ministres pour appeler les membres du gouvernement à jouer « collectif » après la cacophonie suscitée au sein de l’UMP par les consignes de vote pour le second tour des cantonales.

Le président de la République a notamment rappelé « qu’un ministre n’a pas à donner d’opinion personnelle » et doit « être solidaire de l’équipe ».

La consigne du « ni-ni » (ni vote pour le FN, ni front républicain avec la gauche) fixée par Nicolas Sarkozy pour le second tour des cantonales, dimanche, a créé ces derniers jours de vives tensions au sein de la majorité. Les ministres Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet ont notamment dit qu’à titre personnel elles voteraient pour la gauche face au Front national.

Interrogé sur une éventuelle utilisation du FN par le président Sarkozy, M. de Villepin a pointé « une responsabilité électorale et politique ».

« La responsabilité politique, c’est de traiter les préoccupations des Français, les problèmes de l’emploi, de la sécurité… et la responsabilité morale, c’est de ne pas jouer avec l’exaspération des Français à travers des débats comme l’identitié nationale ou l’islam », a-t-il résumé.

Source: Agence France Presse

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