Les effets d’une politique européenne, calquée sur celle Le lait, les fruits et légumes, secteurs touchés à mort

Publié le par Vivre Ensemble


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Au tout début des années 80, il a été déclaré, avec juste raison, « pour que l’autosuffisance de l’UE soit assurée, il fallait que 10 millions d’hectares soient en culture » .Depuis, Maastricht est passé, et au nom d’une concurrence qui doit être impérativement libre et non faussée, l’UE a tourné sa veste, instauré des jachères et exposé l’agriculture au mondialisme au nom d’une doctrine ultra libérale. Elle supprime les quotas, dont le rôle était de réguler la production afin qu’elle suffise, sans jamais la dépasser, pour la consommation.

Résultats : Le prix du lait, payé aux producteurs, est passé de 378 euros la tonne en 2007, à 310 euros en 2008 et à 210 euros les 1000 litres en avril 2009, le point mort ou zéro étant de 320 euros les IOOO litres, les exploitations laitières françaises, sont passées de 427 000 en 1984 à 90 000 aujourd’hui et 334 000 d’entre elles sont mortes au nom de l’ultra libéralisme mondialiste expérimenté par le machin européen.

Cette politique met en faillite les systèmes français traditionnels, rompt notre pacte social, met en place le règne de l’excès du à la dérégulation. C’est peut-être (je livre là une information difficile à digérer, même si la source paraît sérieuse : le Journal Marianne 19 mai 2009) 50% des laits de consommation courante proviendraient de Nouvelle Zélande, d’Australie et d’autres continents lointains, ce qui fait que le consommateur ingurgite des produits de TRÈS mauvaise qualité, polyphosphatés au maximum et dont le goût ressemble à tout, sauf à du lait de vache.


L’alimentation n’étant pas une marchandise comme les autres, l’agriculture n’est pas un métier comme les autres. Il va bien falloir que l’OMC le comprenne : Conditions climatiques, manque d’eau, problèmes démographiques : 2008 : 6,5 milliards d’Êtres humains qui se décomposent de la manière suivante : 2,5 milliards de mal nourris , 865 millions d’affamés – Qui peut dire qu’il y a quelque part surproduction ? D’ici 2050, le nombre de personnes sur la terre sera de plus de neuf milliards, la demande va donc doubler, alors que l’eau se raréfie et que les terres arables diminuent. Seulement l’OMC est un des outils du mondialisme, dont la doctrine est de produire plus et à moins cher, en avantageant la grande distribution au détriment du producteur et de la santé du consommateur.

Ni l’OMC, ni l’UE, alors quoi ? Et bien quelque chose de simple, de digne et de pratique, la France, qui va devoir rééquilibrer ses productions et rétablir la préférence nationale. Nous verrons bien par la suite, mais le constat est simple. L’OMC a permis aux mafias de s’emparer de pans entiers de l’agriculture pour blanchir son argent sale, les paradis fiscaux servent de banques et dans certains pays, l’exploitation du paysan est chose courante, de plus, une dizaine de pays de l’UE se battent contre les positions hexagonales , pas la peine de s’éreinter, redonnons à notre politique agricole les couleurs de la France.

Le marché national, lorsqu’il est régulé par une autorité nationale est la meilleure des choses connues, parce qu’il sert l’intérêt général. . Le marché lorsqu’il est totalement dérégulé et mondialisé est la pire des choses parce qu’il ne sert l’intérêt que de quelques privilégiés d’un désordre organisé. Nous avons donc besoin d’un régulateur, d’une autorité responsable, des quotas doivent être désignés, et pour cela il faut réinstaller un organisme national chargé de déterminer des politiques à long terme, il faut assurer l’autosuffisance, sans créer des monceaux d’excédents. Il faut une véritable politique, la loi d’un marché qui ne s’autorégule jamais, n’est pas une politique. Le marché échappe aux citoyens, la politique normalement non.

Le lait, mais aussi les fruits et légumes, les prix payés aux producteurs ont eux aussi baissé (23%) Pour le lait, comme pour les légumes l’UE est responsable : LES RAISONS :

  • Bruxelles fait en sorte que les prix restent bas pour contenir l’inflation (Journal La CROIX)
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    • nos producteurs ne peuvent lutter avec leurs concurrents en raison du coût du travail, des taxes et charges, des normes qui leur sont imposées à eux seuls, alors qu’elles devraient l’être à tout producteur exerçant son art, n’importe ou dan le monde
    • nos frontières ouvertes à tous les vents contraires Le Lait, les Fruits et Légumes, mais aussi la Viande : Comment lutter contre l’importation de carcasses d’animaux élevés avec des méthodes interdites chez nous ?

La politique agricole va nous faire mourir en nous empoisonnant, et pour ceux qui pourront résister c’est la faim qui les tuera, car pour nourrir demain la planète toute entière, il faudrait investir massivement dans l’agriculture et pour le long terme – or ce n’est pas ce qui se passe et l’OMC est complice, écoutons Pascal Lamy (pourtant socialiste) et aussi Président de l’OMC organisation internationale ultra libérale « L’intégration mondiale en matière agricole nous permet d’envisager l’efficience au delà des frontières nationales …. en déplaçant la production agricole vers les lieux plus appropriés » et le même « nous devons nous rappeler, ajoute t-il, que les frontières nationales n’ont été définies par rien d’autre qu’un long jeu historique de chaises musicales » ( cité sur le blog de Jean-Pierre Chevènement)


Ou va t-il trouver son « efficience » lorsque la Chine devra assurer sa sécurité alimentaire ? lorsque l’Inde ne pourra plus, malgré ses efforts pour garantir la survie de ses agriculteurs, nourrir ses populations ? Ne sait-il pas que prés d’un homme sur deux cherche déjà comment manger ce jour même : que demain sera plus terrible encore, parce que l’eau se fera rare, parce que les terres sont irrémédiablement polluées. Son efficience passe t-elle par des immigrations massives ? Monsieur Lamy et ses amis oublient qu’à l’échelle planétaire, les hommes et les sociétés ne sont guère délocalisables, et même, la politique mondialiste qui ne cherche que des profits immédiats, tue irrémédiablement toute politique qui envisagerait de laisser quelque chose à manger aux futures générations. L’OMC par l’intermédiaire de ses cycles et surtout celui de Doha organise la destruction de notre agriculture par un démantèlement tarifaire. Les ultra libéraux de cette organisation ont déjà réussi leur coup avec l’industrie et les services ; Depuis qu’ils ont imposé leur idéologie, les productions des autres envahissent nos marchés, pas grâce à la qualité de leurs productions, non, mais grâce au dumping social, monétaire et environnemental que ces pays exercent avec l’aval des banques et des compagnies transnationales. Et pourtant, qu’ils soient d’inspiration libérale ou du collectivisme, les systèmes imposés par ces deux idéologies sont à la limite de l’implosion, pour une seule raison : l’Homme n’était pas placé au cœur de leurs propositions. En ce qui concerne la PAC nous avons assisté à un curieux mélange de laissez fairisme et de contraintes imposées par de trop nombreuses directives d’origine technocratique. Monsieur F.Vienne, de la C.R, désigne cette politique comme un système hybride libéralo administratif particulièrement inefficace et il a raison.

Pour produire un litre de lait, il faut tout d’abord un Papa et une Maman, pour mettre sur pied une telle union, il faut trois ans, un territoire, du matériel, de la nourriture, un climat qui s’y prête, des soins, des hommes de l’art, des entreprises de transformation, des ingénieurs. Ce litre de lait doit corresponde à une demande, issue d’un besoin, ou d’une envie, il est installé sur un marché sur lequel doivent cohabiter un vendeur et un acheteur. Oui mais, cela ne suffit pas, car la production doit s’adapter à la demande, l’augmentation de la population par exemple, le mode de consommation de chacun d’entre nous, l’évolution du PA etc, ne peuvent être décortiqués, analysés que par un organisme proche de ce marché et qui va, par les données qu’il apporte, fournir les indications nécessaires pour réguler le marché. Le mondialisme a fait que Monsieur Dupré, producteur de lait en Corrèze, qui vendait son lait dans sa région, ne sait pas si sa production n’est pas vendue au Zambèze , pas plus que son voisin, Monsieur Martin, ne sait si le lait qu’il consomme ne vient pas de Nouvelle Zélande, à cause de subventions bizarroïdes . Le marché mondialisé, n’équilibre plus l’offre et la demande. Il n’équilibre que l’offre avec une demande solvable, alors que le monde est dans une situation de sous consommation – LE MARCHE NON RÉGULÉ MARGINALISE UN NOMBRE CROISSANT DE PERSONNES – sans parler de la qualité perdue par les produits.

Transformer l’agriculture en Usine, l’agriculteur en OS, est une erreur monumentale qui va priver les générations prochaines de nourriture.

Avant que tout cela ne se transforme en catastrophe, sauvons le soldat laitier. Régulons le marché national, cherchons l’autosuffisance, QUI N’EXISTE PLUS EN FRANCE pour les semences, l’aliment du bétail, même le lait et la viande aujourd’hui. Ce qui avait été mis en place à la libération ainsi que la politique menée lors des trente glorieuses avaient réussi à concilier le marché et la solidarité. Alors bien évidemment la solidarité ayant un coût, les partisans du marché global, l’ont éliminée , faisant disparaître l’agriculteur dans le même temps, pour laisser place à des usines de transformations d’on ne sait quoi en des produits qui possèdent, la couleur, les odeurs et la forme de quelque chose qui rappelle vaguement, mais très vaguement, aux anciens les produits de la ferme.

Rappelons que la commission européenne (livre vert de 1985) a imposé la disparition d’un grand nombre d’agriculteurs, au nom de l’efficacité, la petite ferme n’étant plus rentable et faisant augmenter les prix. La commission a réussi à atteindre son objectif, malheureusement les prix n’ont cessé d’augmenter, de la faute de cette commission qui a imposé une surproduction partant de l’utilisation de produits chimiques qui coûtent de plus en plus chers, partant aussi du respect de règles contraignantes, mais qui ne sont pas imposées aux agriculteurs des contrées lointaines.

La commission a réussi à contraindre le marché agricole de l’UE, avec ses directives , puis le laisse se confronter aux marchés extérieurs qui ne subissent aucune contrainte.

Nous devons donc revenir au marché national, avec ses prix garantis incluant la solidarité. Il est vrai que les coûts de cette solidarité augmentent, mais qui a comparé le coût du chômage induit par la commission ?. Sur les millions d’emplois détruits dans l’agriculture par cette commission européenne et l’OMC, il suffit dans recréer quelques centaines de milliers pour ramener ce coût de la solidarité à zéro.

Le Forum Pour la France tient à proposer que :

  • Nous devons réconcilier l’agriculteur avec l’économie d’un marché régulé
  • Nous devons réconcilier le consommateur avec les productions nationales
  • Nous devons réconcilier le producteur avec la solidarité
  • Nous devons réconcilier tous ces gens avec la nation.

Puis je me permettre ? Nous devrions aussi, mettre un coup de pied quelque part à la commission de Bruxelles, à la banque de Francfort, à cette OMC contre nature et revenir à nos habitudes d’antan, une agriculture saine, répondant aux besoins de la population française, dessinant et entretenant le territoire français .

Vive la France qui ne peut vivre sans son agriculture et ses agriculteurs.

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Meteo-man 15/10/2009 12:06


Merci pour votre article.
On peut peut-être ajouter que, bien que les rapports de l'agriculture avec son territoire soient essentiels, l'agriculture nous permet de vendre de nombreux produits à l'étranger et de compenser un
tant soit peu notre balance commerciale...