Nos axes de réflexions : Dominique de VILLEPIN

Publié le par Agir Ensemble

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INSTITUTIONS

Une République plus équilibrée, en retrouvant l’équilibre constitutionnel de la Ve République

  • A l’intérieur du pouvoir exécutif avec:
    • Un Président arbitre au service de l’intérêt général et garant de la continuité de l’État.
    • Un Premier Ministre qui impulse et coordonne la politique du gouvernement dont il est responsable devant l’Assemblée nationale, des ministres, chargés de mettre en œuvre les réformes et ayant autorité sur leur administration.

  • Entre les pouvoirs exécutif et législatif avec
    • Un Parlement souverain dans le vote de la Loi, plus représentatif de la nation grâce à l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives et à l’élection des sénateurs à la proportionnelle sur une base régionale.

    • Un Conseil économique et social refondé pour une meilleure représentativité et avec le pouvoir de se prononcer avant toute réforme de droit social.

  • Avec la justice et les médias, dont l’indépendance doit être garantie grâce à
    • La rupture du lien hiérarchique entre le parquet et le pouvoir politique.
    • L’affirmation de la liberté des médias par l’interdiction faite aux groupes dépendant de la commande publique ou de la régulation publique de posséder directement ou indirectement des médias.

Une République plus proche et plus ouverte aux citoyens :

  • Réintroduire l’usage du référendum
  • Promouvoir la fin du cumul des mandats et la parité homme/femme et assurer le renouvellement du monde politique.
  • Favoriser trois niveaux d’élections et de compétences : commune ou bloc communal, région, Etat

AGRICULTURE

Défendre un modèle d’agriculture dont les revenus sont fondés sur des prix justes :

  • Renforcer la position des agriculteurs et de leurs interprofessionnelles dans les négociations de prix avec la grande distribution.
  • Proposer à nos partenaires européens de retirer les produits agricoles des négociations de l’OMC.

Défendre l’agriculture et la singularité française en matière agricole.

  • Assurer le projet personnel des jeunes qui s’installent, en multipliant les passerelles entre monde agricole et non-agricole.
  • Favoriser des standards de qualité applicables aux produits importés, dans le cadre d’une logique de préférence communautaire.

Promouvoir une nouvelle politique agricole et alimentaire commune

  • A travers la constitution de stocks stratégiques et de mécanismes d’intervention sur les marchés, dans toutes les filières, pour obtenir une régulation des marchés.
  • A travers la préservation d’un niveau cohérent d’aides directes
  • A travers des aides au maintien des exploitations dans les zones difficiles.

Accompagner les changements du monde agricole

  • Développer particulièrement la vente directe, les circuits courts là où c’est possible.
  • Miser sur la qualité ou sur la conversion à l’agriculture biologique.

TERRITOIRES ET POLITIQUE DE LA VILLE

Territoires

Garantir l’égalité des territoires

  • Établir une politique de péréquation des ressources entre les régions afin de garantir des moyens d’action.
  • Création d’une Agence de coordination et de suivi des services publics pour accompagner le développement économique.

Mettre en valeur les énergies de nos territoires.

  • Politique d’aménagement du territoire par un accès de tous aux services publics (éducation, justice, sécurité, transports, poste, France Telecom) et soutien à l’installation sur tout l’espace français en particulier dans les campagnes et les banlieues.

Quartiers sensibles et politique de la ville

Mettre au cœur des réponses une démarche locale de projet territorial en concertation avec les habitants et piloté par les élus locaux.

  • Elaboration de projets territoriaux par des Conseils de quartier élus au suffrage universel.
  • Concertation avec l’ensemble des associations, des entreprises partenaires locales et des acteurs institutionnels.

Mettre l’accent sur la vie quotidienne dans les quartiers pour répondre à la question sociale :

  • Création d’une Agence de Développement Economique des quartiers sensibles, chargée d’animer des partenariats entre les entreprises extérieures ou locales et les populations pour créer de l’emploi et identifier les besoins en infrastructures, facilitant l’installation de petites entreprises et de commerces dans les pieds d’immeuble, donnant la priorité sur les marchés publics locaux à des Groupements d’Intérêts Economiques locaux réunissant les artisans et PME du quartier.
  • Mise en place d’une bourse interactive d’échanges sur les offres d’emplois, de stages et de formation à l’échelle d’un quartier.

Renforcer la présence et l’implantation des services publics dans les quartiers :

  • Volontarisme politique pour un retour des services publics à travers des Maisons des Services Publics dans les quartiers de 2000-3000 habitants ;
  • Relancer l’éducation prioritaire.

  • Faciliter la résidence dans les quartiers où ils exercent des agents des services publics ;
  • Concilier police technique, scientifique avec vidéo-surveillance et police de proximité et d’accompagnement dans les quartiers difficiles.

SOCIAL

Solidarité

Développer une économie sociale et solidaire avec les associations, les coopératives, les mouvements mutualistes.


  • Création d’une monnaie solidaire pour matérialiser les échanges de services entre les acteurs.

Promouvoir l’engagement civique par la création d’un service civique généralisé d’un an, fractionnable et accessible à tous, ouvrant droit à un revenu civique de compensation.


Travail, sécurité sociale et retraite

Sécuriser les parcours professionnels par la formation et l’indemnisation du chômage.

Favoriser avant tout l’emploi des jeunes et des seniors :

  • Parvenir à un pourcentage de jeunes de moins de 25 ans au travail dans chaque entreprise de plus de 500 salariés.
  • Créer un tutorat entre les aînés et les plus jeunes dans les entreprises.

Créer au sein des entreprises une relation plus responsable :

  • Favoriser la parité entre hommes et femmes dans l’emploi, y compris à travers des sanctions fiscales.
  • Élaborer une charte des salaires qui fixe l’écart souhaitable entre le salaire moyen et le plus élevé au sein de chaque entreprise.

Réformer le financement de la sécurité sociale et favoriser la compétitivité

  • Revenir sur les 35H par l’augmentation de la durée légale de travail, mais en tenant compte du temps de formation et de la pénibilité (travail posté, de nuit, de force).
  • Trouver de nouveaux financements pour garantir l’accès aux soins et refuser la médecine à 2 vitesses.

Offrir une réforme des retraites à la fois durable, juste et moderne:

  • Aujourd’hui :
    • Trouver un compromis en acceptant la barre des 62 ans (au lieu de 60) mais en sauvegardant celle des 65 ans (au lieu du report à 67).
    • Tenir compte des carrières longues, discontinues, et garantir les petites retraites, surtout pour les femmes, en augmentant les prélèvements sur les hauts revenus et le capital.
  • Mais à terme il faudra prévoir un plan sur 20 ans.
    • Un régime unique par point (privé et public) pour constituer ses droits à la retraite et pour un accès à la carte.
    • Un projet de société articulant les retraites avec le rapport au travail, la lutte contre le stress au travail et le chômage des jeunes et des seniors.

ÉCONOMIE ET FINANCES

Economie

Renforcer le rôle de l’État.

  • Mettre en place une politique de l’innovation en coordonnant les pôles de compétitivité, le fonds d’investissement stratégique, le crédit impôt-recherche et l’Agence de l’innovation industrielle qu’il faudrait rétablir.
  • Améliorer les capacités de prévision et de planification.

Miser sur l’innovation et l’économie de la connaissance :

  • En mobilisant tous les acteurs autour de grands projets scientifiques et industriels, en partenariat avec les autres Européens.
  • Avantage fiscal pour les entreprises qui localisent leur centre de recherche en France ou en Europe. Accompagner les PME vers l’étranger et adopter une politique des brevets.

Faire des PME le fer de lance de l’économie française grâce à un véritable pacte de croissance.

  • Une réforme de l’impôt sur les sociétés avec l’instauration d’un taux réduit sur les bénéfices réinvestis dans l’entreprise.

  • 5 à 10% des ressources de l’assurance-vie réservés pour renforcer leur fonds propres. 25% de l’aide à l’innovation dans les programmes industriels aux PME.
  • Création d’une caisse de refinancement des PME financée directement sur le marché obligataire avec la garantie OSEO.

  • Simplification des contraintes de procédures administratives, sociales, fiscales, en particulier de TVA. Création d’un médiateur des PME.
  • Adopter un small business act à l’échelle européenne.

Finances publiques

Favoriser la continuité et la stabilité par l’inscription d’une règle d’équilibre budgétaire sur le cycle économique dans la constitution.

Assurer une reprise en main réaliste et durable des déficits publics,

  • Un calendrier de réduction des déficits sur dix ans.
  • Une coordination avec nos partenaires européens pour assurer la convergence.
  • Un maintien de l’investissement productif pour la croissance et l’innovation.

Engager une démarche d’effort justement répartis entre tous les Français :

  • Suppression du bouclier fiscal.
  • Création d’une nouvelle tranche à 45% de l’impôt sur le revenu en contrepartie de la suppression de l’ISF.
  • Surcote de 10 à 15% de l’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises épargnées par la crise.
  • Hausse de l’imposition sur les grosses successions.

Economie numérique et Internet

  • Assurer un tarif social d’accès à internet.

 

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