Politique de la ville : on fête "l'arnaque tragique" des cités !

Publié le par Agir Ensemble

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La République, sous ses ors, a fêté le 13 janvier dernier, les 20 ans de la politique de la ville. De Maurice Leroy, dernier Ministre de la Ville, en passant par Raoult ou Bartolone et un petit détour par Amara, ils étaient tous là pour se régaler d'un échec qui ne leur a apparemment pas coupé l'appétit. 


Heureusement que quelques pierres, coups de pinceaux, gazon bien tondu ou écoles flambant neuves permettent de dire quelque chose quand on parle de ce sujet. Et quand on lâche le mot « échec », ils nous répondent, en chœur, la difficulté de ce secteur et d'y œuvrer. Fadéla Amara accuse ses pairs de l'avoir freiné, son successeur récuse assurer un ministère de la communication, tandis que les autres, rabâchent en boucle combien la tâche était lourde et que l'on ne fournit pas de baguette magique avec la fonction. 

Pourtant, il n'y a pas longtemps, Monsieur Besson a lâché 80 000 euros pour permettre à 15 ambassadrices de ni putes-ni soumises d'aller dans les quartiers expliquer les bienfaits de la loi contre la burqa, pour ne citer que cet exemple. Une somme qui aurait permis, sans aucun doute, une bonne action bien concrète, par exemple, l'insertion professionnelle de quelques jeunes, ne serait-ce qu'une poignée. 

Et bien, la politique de la ville se fête, et au champagne, avec pose photos et tous, venus l'étiquette partisane retournée sur le veston, déjeunent ensemble parce qu'ils ont en commun d'avoir ramé dans un secteur où la seule chose concrète et positive qui leur soit arrivé, est celle d'avoir goûté aux bienfaits de la République et de ses privilèges. Et pour certains, peut- être ont-ils eu la chance de voir leur portefeuille ministériel s'amincir d'un petit billet parti pour une action efficace, grâce à un gros coup de sueur ! 

Les promesses d'un plan banlieue font pschitt depuis 30 ans et le bruit de cet échec, revendiqué comme un dégraissage de la culpabilité de ceux qui s'y sont collés, flotte encore sur les quartiers populaires avec l'odeur du rance en prime. 

Oui, la politique de la ville est le seul ministère où, avant d'entrer, on fanfaronne sur le perron de l'Élysée, pendant, on se plaint et en sortant, on baisse la tête, pas de honte, mais de désespoir tellement on n'a rien pu faire, tellement on n'a rien fait, tellement ce n'est pas de sa faute ! 

À chaque gouvernement, le nouveau recruté doit relever le défi de la « crasse réalité » avec pour objectif suivant : faire la peau à la politique de la ville, sans lui courir après et donc avec peu de chances de l'attraper ! 

Le challenge est gigantesque et presque tous les profils y sont passés ; des initiés de la politique, des élus de terrain, des hommes de droite, de gauche et même des opportunistes comme Tapie. Et après avoir épuisé « les propres sur eux », ceux qui alignaient des CV politiques plus longs que des carrières professionnelles d'une vie grâce au cumul des mandats et diverses fonctions. 


Tant pis pour celles et ceux qui ont cru au profil magique ; ils ont eu droit à une énième arnaque tragique ! 

Madame la politique de la ville a arrosé ses 20 ans et cela méritait bien de les fêter ; surtout quand à cet âge-là, on fait déjà vieux, que l'on a à son actif autant de mensonges, de trahisons, et d'ennemis ! 

Mazeltov aux cités ! 



Sources : Ag

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