Dominique de Villepin en campagne à Argenteuil

Publié le par Agir Ensemble

 



Dominique de Villepin à Argenteuil pour parler banlieue

Est ce que Dominique de Villepin a voulu faire un pied de nez à Nicolas Sarkozy en allant à Argenteuil (Val d’Oise) ? Pas vraiment… Il s’agissait seulement d’une nouvelle étape dans sa campagne discrète mais continue. Vendredi matin, l’ancien Premier ministre a choisi cette ville emblématique pour y évoquer ses propositions pour les banlieues.

Nicolas Sarkozy n’y est retourné qu’une fois loin des caméras
Cette commune proche de Paris essaie de se débarrasser cette image emblématique qui lui colle à la peau, à cause de Nicolas Sarkozy.

Il y a certes des quartiers populaires mais un épisode a particulièrement marqué les esprits. C’est ici qu’en 2005, lors d’une déplacement nocturne, le Président de la République, alors ministre de l’Intérieur s’était retrouvé au coeur d’une polémique en déclarant : «Vous en avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser». Une déclaration qui avait alors soulevé une vague d’indignation dans les banlieues qui se sont senties stigmatisées. Depuis le Président de la République qui avait promis d’y revenir, n’y est retourné qu’une fois le 19 décembre dernier en visite «off», pour revoir Martine Millet, une infirmière rencontrée dans une émission télévisée sur TF1. Mais il n’a jamais remis un pied sur la Dalle, la place au coeur de la cité, devenue un lieu de «tourisme politique» comme le dénoncent les élus locaux.

« Il ne m’a pas demandé mon parrainage », s’amuse le maire socialiste
Dominique de Villepin n’a pas succombé à la tentation de provoquer Nicolas Sarkozy en se promenant ce vendredi avec des caméras sur la Dalle. Le Chiraquien historique y a préféré le tranquille marché Héloise, pour une sortie plus classique. Accompagné d’Azouz Begag, ancien ministre -en conflit ouvert avec Nicolas Sarkozy-, il a également rencontré Philippe Doucet, le maire … socialiste de la ville. Un entretien dans «la pure tradition républicaine» avec un ancien Premier ministre, selon l’édile. «Personne ne doute de mes convictions, s’amuse Philippe Doucet, un des représentants de François Hollande dans le Val-d’Oise. Je ne lui donnerai pas mon parrainage, qu’il ne m’a d’ailleurs pas demandé».

« Il y un problème de méthode en banlieue » selon Villepin
Le déplacement s’est terminé par un déjeuner avec une poignée d’entrepreneurs. En simultané, le candidat listait sur son compte twitter une liste de propositions pour la banlieue : «Mettre en place de véritables maisons de service public pour que l’Etat y soit encore plus présent qu’ailleurs, allouer plus de moyens éducatifs en incitant par exemple statutairement et financièrement les enseignants, passer d’une logique de zones prioritaires à un accompagnement ciblé des élèves en difficulté, de 3 à 18 ans…». «Il y un problème de méthode pour régler les problèmes que rencontrent nos banlieues, critique-t-il, proposant de développer des conseils de quartier. Un système déjà mis en place dans la ville.

Source: Le Parisien

Villepin défend la « cohésion sociale »
En déplacement vendredi à Argenteuil, Dominique de Villepin, qui se qualifie lui-même de candidat à 1% dans les sondages », a défendu son rôle de rassembleur et a prôné, en matière de laïcité ou d’intégration, le dialogue plutôt que la loi.

Du poisson, du crumble aux fruits rouges, quelques carafes de vins dont seulement trois ont été entamées dans le coin de table où se trouvaient des journalistes. Vendredi, ce n’est pas le menu du déjeuner entre Dominique de Villepin et les responsables des principaux cultes religieux qui a fait débat. Avec pour thématique la laïcité, les échanges, consensuels à l’entrée, se sont transformés en joute sur la place de l’islam dans les quartiers au dessert. Avec le candidat et son soutien politique du jour, l’ancien ministre Azouz Begag, pour arbitres des duels successifs entre participants.

Un peu plus tôt, l’ancien Premier ministre a déambulé sur la dalle d’Argenteuil, un « quartier » de la banlieue parisienne qui avait été au centre de l’actualité en 2005, quand Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait déclaré à une habitante : « Vous en avez assez de cette bande de racailles? Et bien, on va vous en débarrasser. » Par -3°C, soit une température ressentie de -9°C, l’ancien Premier ministre a donc déambulé dans les allées du marché Héloïse d’Argenteuil, serré des mains et parlé « météo » avec le poissonnier local. Avant de rejoindre la cantine du Mouvement des entreprises du Val-d’Oise (Mevo) pour débattre laïcité, intégration et banlieues.
Dans l’assistance, composée pour sa majorité de représentants du culte musulman, il est d’abord question de pointer le bilan du « plan banlieues » qu’avait lancé Fadela Amara en 2008.

S’adressant directement à Azouz Begag, symbole de la diversité au gouvernement quand Dominique de Villepin était aux commandes, un participant tacle « le discours des hommes politiques qui ne se concrétisent pas dans les faits ». Le candidat peine à imposer des idées qui, selon les associations présentes, « existent déjà dans les faits ». Il en est conscient et reconnaît qu’il faut « davantage soutenir les associations, les projets déjà en place » plutôt que « l’Etat impose des plans du haut vers le bas ».

« Un code de la laïcité flexible »

Le candidat tient un discours analogue sur la laïcité. Face aux tensions interreligieuses, il veut rassembler, « travailler pour plus de cohésion sociale ». Un slogan dans la continuité de « la fracture sociale », qui avait permis à Jacques Chirac de se faire élire en 1995. « Je ne suis pas favorable à une législation sur un fait religieux en dehors toutefois du cadre scolaire », a-t-il déclaré. Exit donc l’inscription de la laïcité dans la Constitution, mesure voulue par François Hollande.

Dominique de Villepin se veut plus « flexible » avec « un code de la laïcité » qui permettrait au ministre de l’Intérieur, chargé des cultes, et au président de la République d’arbitrer les « conflits spécifiques ». Une mesure plutôt floue que, devant des journalistes, le candidat se doit de préciser : « Ce code fixerait des règles, qui ne seront pas immuables, sur le financement – privé – des lieux de culte, sur la formation des imams… » Rapidement, le concret est chassé par les envolées lyriques du candidat.

Liant l’éducation (« notre trésor national »), l’immigration et les banlieues, il réfute en conclusion son manque de légitimité à briguer la présidentielle : « Pourquoi est-ce que je m’emmerde à faire de la politique? Pour quelle reconnaissance? Pour 1% dans les sondages? Non, je veux porter un message : on n’est pas tous bon dans les mêmes choses. Il faut donc s’unir face à la crise. » S’il n’a pas livré un message limpide, Dominique de Villepin a en tout cas réaffirmé sa volonté obstinée de rassembler.

Source: Gaël Vaillant (Journal du Dimanche)
Présidentielle : Villepin parle banlieue à Argenteuil
Si le Président de la République, vieil ennemi de Dominique de Villepin, ne veut plus y retourner après ses propos de 2005 (« vous en avez assez de cette bande de racailles? »), ce n’est pas le cas du candidat de République Solidaire qui était à Argenteuil aujourd’hui pour parler banlieue et insécurité.

Mais promis, ce n’était pas un déplacement en forme de provocation face au chef de l’état. Préférant ne pas visiter le lieu où l’ancien ministre de l’intérieur a proféré les propos indignes, le candidat gaulliste s’est promené marché Héloise, en compagnie de son soutien Azouz Begag.

Il a également rencontré le maire socialiste de la ville « dans la plus pure tradition républicaine » ainsi que des entrepreneurs pour un déjeuner convivial pendant lequel le Dominique de Villepin a pu développer ses propositions en matière de banlieue devant son auditoire, et aussi en simultané sur Twitter : « mettre en place de véritables maisons de service public pour que l’Etat y soit encore plus présent qu’ailleurs, allouer plus de moyens éducatifs en incitant par exemple statutairement et financièrement les enseignants, passer d’une logique de zones prioritaires à un accompagnement ciblé des élèves en difficulté, de 3 à 18 ans etc ».

Source: Jennifer Declémy (Paris Dépêches)

Dominique de Villepin sur la dalle d’Argenteuil
L’ancien Premier ministre entend démontrer qu’il peut se rendre en banlieue sans crainte, à l’inverse de Nicolas Sarkozy.
Le lieu n’a pas été choisi au hasard. C’est à Argenteuil qu’en 2005, Nicolas Sarkozy alors candidat à la présidentielle de 2007, a déclenché une tempête médiatico-politique en défiant les « racailles ».

Source: Le Point

Le président des jeunes de Villepin démissionne

Le responsable national des Jeunes Solidaires, du mouvement créé par Dominique de Villepin en juin 2010, Sidi Sakho, a annoncé sa démission, vendredi matin. S’il déclare dans un communiqué « avoir beaucoup appris » au côté de l’ancien Premier ministre, il se dit « convaincu qu’un engagement politique libre et sincère ne peut se faire qu’en dehors de toute entrave partisane ». « L’expérience qui touche à sa fin était complexe, mais enrichissante », ajoute le jeune homme.
Depuis qu’il a annoncé sa candidature à la présidentielle au mois de décembre, à la surprise générale, Dominique de Villepin n’avait plus été confronté aux départs à répétition de ses troupes, à l’exception de celui de Christophe Carignano, son responsable Internet. En 2011, plusieurs cadres avaient quitté leurs fonctions à cause du manque d’échange et de communication au sein du parti.

Source: Le Point

 

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