Dominique de Villepin, intime, dans Gala

Publié le par Agir Ensemble

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Tantôt poète, tantôt chef d’escadron, Dominique de Villepin se sait multiple. Dans Gala, en kiosque cette semaine, il prend la pose dans une brasserie parisienne, livre ses photos d’enfance et évoque son avenir en cas de défaite à l’élection présidentielle. Extraits.

Gala : Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance de fils d’expatriés ?

Dominique de Villepin : Je suis né à Rabat. J’ai en tête la lumière extraordinaire du Maroc. Grandir à l’étranger permet de vivre davantage ensemble, de partager plus en famille. Nos journées étaient rythmées par la radio que nous captions en ondes courtes et qui nous donnait des nouvelles de France. Mon père, qui travaillait dans l’industrie, puis a été sénateur représentant des Français à l’étranger, se levait tôt et branchait le poste dès 6 heures du matin. A midi, il y avait la séance de lecture du courrier.
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Gala : Vous n’avez pourtant pas toujours été un élève modèle…

D. de V. : J’ai, en effet, connu la queue de classement. Enfant, je faisais beaucoup de sport : football, course à pied, natation, tennis. Je sais ce que c’est que d’être montré du doigt à cause de ses résultats scolaires, ou de se cacher derrière son cartable pour ne pas être interrogé. A quatorze ans, j’ai demandé à mes parents de m’inscrire en pension à Toulouse. J’ai alors obtenu des prix d’excellence, en ayant conscience que les premières places donnent plus de devoirs que de droits. Comme mes parents vivaient aux Etats-Unis, que j’étais fort en tête et que j’avais un style décontracté, mes camarades m’ont alors surnommé « l’Américain ».
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Gala : Votre épouse a évoqué, il y a quelques mois dans Gala votre séparation, due, selon elle à la dureté de la vie politique. Est-il impossible d’échapper à cette violence ?

D.de.V : La vie politique ne frappe heureusement pas tout le monde aussi sévèrement que nous l’avons été. Mais traverser ce genre d’épreuve est difficile, il faut savoir puiser au fond de soi pour résister. Et il n’y a pas chez l’entourage les raisons profondes qui, chez l’homme politique, l’ont conduit à l’engagement. Cela fait partie des douleurs de la vie. Il n’y a pas de protection possible.

Découvrez l’entretien que Dominique de Villepin a accordé à Candice Nedelec dans Gala, en kiosque dès le 8 février.

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